30/01/2007

absurdité

ange enchainé

Ils dansent. Tous. Sauf moi. Dans l'ombre. Seule. Je pleure. Ils tournent. Ils bougent. Ils rient. Plus envie de rien. Partir. Besoin de m'en aller. Un goût de sang dans la bouche. Je crache. Salive rouge. Elle arrive vers moi. J'entends pas. Pourtant elle me parle. La tête me tourne. Je tombe sur le sol. Elle m'aide. Je me relève. Titube juste qu'aux toilettes. Me sens pas bien. Je regarde mon reflet. Pâle. Trop pâle. J'avale encore un comprimé. Je vomis. Je le sais. Je sais ce que j'ai. Mais je veux pas l'entendre. Je veux pas le croire. Nier la vérité. C'est plus facile. Je retourne là-bas. Ils dansent. La ronde de la vie. Et moi je pleure. Mon coeur est brisé. Mon corps est meurtri. Faut que j'arrête. Et je recommence. Salive rouge. Il est bientôt trop tard. Mais je suis seule. Personne. Je me sens mal et faible. Pas capable. Je m'effondre.

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28/01/2007

absurdité

femme blanche

Dégout. Plus rien. Le ciel est noir. Les lumières défilent. Feu rouge. On s'arrête. Silence. La radio est éteinte. Il a le visage fermé. J'ai envie de pleurer. Je ris à la place. Il me regarde. Les mots ne sortent pas. On a brisé quelque chose. J'ai cassé tout. Feu vert. On roule. La route est longue. C'est encore loin. Je lui parle enfin. Je lui dis que je suis mal. Pas de réponse. Je lui dis que j'aime. Il a une grimace de dégout. Je lui raconte des choses. Cette histoire. Il fait un geste de la main. Je me tais. La voiture s'arrête. On ne sort pas. Nos yeux se fixent. La douleur se reflète. Je sens la haine dans son coeur. Trahison. Et tout sort. Ma froideur me fait fuir. Je marche. Il me ratrappe. Je cris. Mais on est seul. Il me donne une giffle. J'ai tord. Il a raison. Le vent nous pousse vers le chemin. On avance. Lentement. Au bout de la rue. On est mort. Tout les deux. Il prend ma main. Je pleure. C'est la fin. Plus rien. Il repart. Je ne le rappelle pas. Il y a des choses qu'on voudrait éternelles mais qui ne sont que de passage. Comme lui.

19:50 Écrit par une inconnue dans silence | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

26/01/2007

absurdité

plume solitaire

Il est là. Devant moi. Mais si long. Intouchable. Je rechute. Ce soir la peine me prend. Le sang ne coulera pas. Les pleurs non plus. La froideur de mon coeur. Je n'ai pas envie. Je me laisse aller. Ils m'ont tués. Il m'a tué. Lui. Mais aussi elle. Je ne me sens pas bien. Je coule doucement. Les eaux sombres du desespoir. Je m'enfonce. C'est dur. Dur d'aimer. Dur d'avoir peur. Je ne suis pas capable. De vivre tout ça. Je rechute. Tomber longuement. Sans toucher le fond. Infiniment. Il ne m'aide pas. Je suis seule. Il n'y a plus personne.

18:38 Écrit par une inconnue dans silence | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

22/01/2007

absurdité

fille au nounours

Pourquoi? Je ne veux pas comprendre. Je ne veux pas savoir. Je l'aime. Poison acide sur mon coeur. Il me sourit. Ses yeux sont génés que les miens le regardent fixement. Il parle. Sa voix me fait rêver. Il est si parfait. Inaccessible. Lui et elle. Elle que je ne connais pas. Elle qu'il aime. Elle que je jalouse. J'ai mal. Il le sait. Amour. Sentiment abstrait. Dans la salle. Lui. Moi. Et ma mère. Toujours là où il ne faut pas. Obstacle. Parler. Repondre. Oublier. Aimer. En toute liberté. Passion et désir. Je l'aime. Lui non. C'est tout et bien plus.

20:59 Écrit par une inconnue dans silence | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

20/01/2007

brouillard dans le ciel gris

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Le temps passe, les regards se fixent, la vie est un jeu,

On rit, on pleure, on ne sait plus quoi faire,

Se fuir, partir loin, est-ce vraiment le mieux,

Si on se quitte, nos vies seront troubles et de travers,

On ne peut se laisser sans mourir mais on le fera,

Je vois ton ombre s'éloigner déjà sans bruit,

On va tomber bas puis la vie recommencera,

On joue avec, mélant détresse et folie,

J'ai peur mais on continue sans regarder devant nous,

L'ambiance est pesante depuis ce moment fou,

On doit fuir, on doit se quitter, on est bien obligé,

Notre histoire est une rose fanée aux pétales tombées...

20:16 Écrit par une inconnue dans poèsie | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

18/01/2007

absurdité

fille desespoir

Je ne supporte plus d'aller là-bas. Si c'est pour souffrir et non pour apprendre. Je n'en peux plus. Le mal est trop grand. La tristesse est un immense trou dans mon bonheur. Elle aussi, il y a elle. Je crache sur ces rires, ces moqueries. Elle et sa naïveté. Je n'en peux plus. Elle ne peut ou ne veut pas me comprendre. Son égoïsme qu'elle ne voit pas. Je n'existe pas. Je ne souffre pas pour elle. Elle se sert de moi pour ne pas être seule. Mais elle dépasse les limites et brise mon coeur. Elle ne mérite pas que je parle d'elle. Une parmi d'autre. Et je me souviens d'avant. Le temps a coulé depuis. La vie a avancé. Moi je m'accroche à ce présent fictif qui hante mes rêves. Si j'avais su avant la rentrée scolaire ce qui allait se passer. J'y suis allée. Je ne savais pas. Maintenant j'ai mal. Maintenant je souffre. Tout le monde est contre moi. Non, personne n'est avec moi. J'ai perdu mon sens sur cette planète. Cet amour qui me tue. Ces problèmes qui me tue. Seule je resiste dans mon coin. Moi contre lui. Moi contre elle. Moi contre eux.

17:59 Écrit par une inconnue dans silence | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

17/01/2007

absurdité

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Plaisir intance. Chaude douceur sur mon âme. Des sourires qui s'effacent pour un rictus de peur. Les larmes qui veulent sortir mais qui en sont empêchées. La danse tourne dans le comique. Le sang qui coule, tout est rouge. La tête me tourne. Divagation. J'ai besoin de m'arrêter. Besoin de repos. Fermer les yeux. Tout disparait. Tout se tait. L'envie de rire me prend. Ma bouche s'ouvre. Du sang sort avec le son. Mon rire sonne faux. Ma voix se brise. C'est grave. Y a du sang partout. Il s'en va. Il me laisse tomber. Il fuit ma douleur. Tout est mort. Je suis morte. Et personne ne saura que j'ai existé. On m'oublira vite. Ma vue se brouille déjà. Tout part en fumée. Une vie en plus, une vie en moins. Je hais le sang. Il sort de partout. Et de nul part. Mes bras, ma bouche, mon nez, mes hanches. Tout est trop rouge. Mais je veux vivre. Je me lève. La danse reprend. Doucement. Lentement. Puis ça recommence à tourner. Je ne m'arrête pas. Je veux vivre. Les plaies se ferment. Je pleure. La vie a repris.  

14:34 Écrit par une inconnue dans silence | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

16/01/2007

absurdité

seule dans le bus

Je sens une boule se former en moi, l'angoisse, la peur. Je continue, j'avance, je fais face, pourtant j'ai envie de fuir, de partir loin. Autour de moi le vide, et ce chemin qui m'emmène là-bas. Pourquoi j'y retourne alors que tout est terminé. C'est une histoire finie pour tout le monde, sauf pour moi, je ressens le besoin de barrer le mot "fin" mais je ne me sens pas le courage de le faire. Mes pas m'ont mènés devant l'arrêt d'autobus mais je n'ai pas le temps de m'asseoir qu'il arrive déjà. Une force obscur me jette à l'interieur. Ces visages, trop heureux, trop naïfs, j'ai envie de vomir, envie de courir dehors, de crier que c'est débile tout ça. Mais je reste, je m'approche de ce but que je redoute. C'est l'heure d'agir, je descends. Il est trop tôt, j'attends. Les minutes passent, je fume mais ça ne me calme pas plus. Je remonte le col de mon manteau, je n'ai pas froid mais je frissonne. Ca y est, c'est le moment. J'y vais, doucement, lentement, sans me presser. Le stress me gagne. Et si je me trompais, et si ça ne faisait qu'empirer les choses. Le voilà, je dois aller le voir, lui parler. Non je reste à juste le regarder. Il est beau mais inaccessible. Il ne me voit pas ou il ne veut pas me voir. Il est parti, rien ne c'est passé. Je me detends, mais je veux fuir ma lacheté. La journée passe, les cours, je veux pleurer. Et elles parlent de lui. Je ne veux pas rire, mais je dois. C'est enfin la fin, je retourne chez moi, je veux pas travailler, je veux pleurer. Je ne dois pas recommencer à saigner. Mais c'est facile de le refaire. Je tombe, je coule mais je me dis c'est pour plus tard. J'essaye de me faire croire que j'irai lui parler. Lui dire que je me meurs, que ce n'est pas fini. J'ai peur, et enfin je pleure....

20:15 Écrit par une inconnue dans silence | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

brouillard dans le ciel gris

rue deserte

Je marche sans savoir où aller,

Droit devant moi sans me retourner,

Un nuage brumeux passe en travers de la rue,

La vie est un épais brouillard cachant l'inconnu,

Mes yeux se remplissent de larmes noires,

Tombent dans la pluie les gouttes de désespoir,

Nous sommes tous aussi fous,

A avancer dans la vie n'importe où...

16:23 Écrit par une inconnue dans poèsie | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |